3 févr. 2008

les distributions GNU/linux trop nombreuses ? un faux débat

Dans mon post précédent, je vous faisais part de l'énorme diversité des distributions GNU/linux et des différences et des points communs qui les liaient

Cette diversité est jugée par certains comme une faiblesse (c'est la maxime « trop de choix tue le choix »). On peut voir cela par le « gâchis » des développeurs qui se dispersent sur de projets semblables au lieu de se rassembler pour combler les failles d'un projet unique (par exemple les logiciels de lecture audio qui fleurissent). Le consommateur peut être déboussolé par une telle diversité, d'autant plus que parfois passer d'une à l'autre distribution GNU/linux entraîne une perte de repères plus considérable que celle que l'on peut avoir quand on passe du monde windows au monde GNU/linux. L'utilisateur de windows ou de MacOS est habitué à ne pas avoir de choix. Génial! il peut changer son fond d'écran, son écran de veille, son style ( de bleu à vert olive pour le style « luna » de windows XP avec toujours le même vieux « windows classic » pour les utilisateurs de windows vista), ses icônes s'il s'y connaît un peu, les options de dossiers ou de présentation.

Il ne sait pas à quel point il peut être limité, n'est pas maître de son système. Le système d'exploitation propriétaire pense pour vous. Certes c'est pratique, vous voulez un ordinateur qui soit pratique et fonctionnel. Mais cela cristallise vos habitudes: vous n'êtes qu'un consommateur passif.

Avec GNU/linux, vous pouvez (quasiment) TOUT choisir. Le noyau linux vous sert de squelette, mais vous avez même le choix du squelette puisque vous pouvez choisir les versions voire les « branches » précédentes, ou mieux, créer votre noyau adapté à votre matériel vous-même en le compilant! Puis vous avez tout un panel d'options (de systèmes de fichiers, d'environnements graphiques, de logiciels) qui fait que tout ordinateur tournant sous GNU/linux a un système unique. Puis vous découvrez le monde GNU/linux et là angoisse, vous vous apercevez sur le site distrowatch qu'il y a des tonnes de systèmes d'exploitation. Lequel choisir?

Je pointe là un vrai problème. C'est vrai que si l'on y connaît rien et qu'on ne se donne pas la peine de faire quelques recherches sur internet, on est vite désorienté. Je peux comprendre que l'on ait pas le temps de tester les distributions pour savoir sur laquelle on peut être le plus à l'aise.

Pour moi, cette diversité est un plus, conséquence et en même temps garantie de la liberté des logiciels libres.
Conséquence car c'est la liberté issue de la GPL qui favorise l'émergence de nouvelles distributions.
Garantie parce qu'avec la pluralité des distros GNU/linux, on a la liberté de choix. Ce n'est pas avec windows que vous aurez un OS qui sera non-seulement adapté à votre machine mais aussi, le plus important, à vos goûts. Vous savez pourquoi les utilisateurs des distributions GNU/Linux ne jurent pour certains que par leur système ? Parce qu'il leur correspond tellement qu'ils le personnifient. C'est un peu une histoire d'amour entre l'être humain et la machine. On se sent maître de ce que l'on fait. Tout est transparent.

Pour les développeurs, l'argument du gâchis que j'ai soulevé plus tôt se retourne assez vite. Bosser sur un secteur (exemple: programmes de lecteurs de musiques) où s'agite la concurrence donne une certaine excitation: on a envie que notre lecteur de musique soit meilleur que la concurrence. Comme le code est ouvert, on est informé des technologies utilisées par les concurrents et des transformations effectuées par eux. Il y a une sorte de gestion décentralisée de l'amélioration du code qui fait que la concurrence n'est pas, in fine, contre-productrive

Au bout du compte, pour le consommateur, c'est un plus puisqu'il aura plus de chances de trouver le lecteur audio dont il a toujours rêvé (un tel est léger et rapide, un tel est bourré de fonctionnalités...)

Il est demandé au consommateur au minimum d'être actif, de s'informer sur les sites vantant les mérites et les critiques des différents lecteurs de musique, d'aller flâner sur les forums où les autres utilisateurs donnent leurs avis, et parfois de mettre les « mains dans le cambouis ». Il se transforme en « prosommateur » (contraction de « producteur » et « consommateur ») en participant à la recherche de bugs, ou en développant lui-même, par exemple.

14 déc. 2007

les distributions GNU/Linux

Une distribution GNU/Linux - "distro" pour les intimes- appartient à la famille des systèmes d'exploitation (OS) GNU/Linux. Elle est basée sur le noyau Linux ainsi que sur des composants clés du projet GNU (les distros BSD sont basées sur un noyau Unix BSD et ça part de la même idée.) Mais si la base est commune, le final peut être très différent. Une distro est un « assortiment particulier d'applications marié avec un noyau compilé spécialement qui donne des possibilités « out of the box » touchant la plupart des besoins de sa base d'utilisateurs finaux » (wikipédia). Il y a aujourd'hui plus de 360 distributions actives GNU/Linux, BSD ou autres,dans la base de données du site internet distrowatch, qui essaie de les répertorier toutes. Certaines distros se ressemblent (on peut expliquer ça par leur lien de parenté ou par le fait qu'elles touchent le même type d'utilisateurs finaux), d'autres pas. Certaines sont même exotiques tant elles utilisent leurs propres outils inhabituels.
Les différences entre les distributions se trouvent tant sur la forme que sur le fond:

Communautés/entreprises
Des compagnies informatiques comme Novell (Suse), Red Hat, Canonical (Ubuntu), Linspire, ou Mandriva produisent leur propre distribution commerciale GNU/Linux (ou bien Unix comme Sun Microsystems avec Solaris). D'autres distributions sont créées et maintenues par la communauté seule, comme Debian ou Gentoo. Je vais bien sûr parler plus tard des modèles commerciaux open source avec de nombreux détails et nuances, mais pour faire bref, de telles firmes ont de nombreux liens forts avec la communauté. Un modèle commercial open source sans communications ou échanges avec la communauté n'existe pas. C'est un pacte gagnant-gagnant. Bien sûr certaines entreprises laissent plus de place à l'investissement de la communauté dans leur projet. Mandriva, Canonical, Novell, Red Hat, Linspire et Sun ont une sorte d'« édition communautaire » de leur distribution: Mandriva « one » et « free » pour Mandriva, freespire pour Linspire, OpenSuse pour Novell, Fedora pour Red Hat, OpenSolaris pour Sun...L'entreprise avec son édition commerciale offre l'aide et le support et certains logiciels particuliers « faits maison ». il est intéressant d'étudier les relations entre les entreprises qui ont entre autres un but lucratif et la communauté qui a la passion du « just for fun ». En fait même les distributions commerciales peuvent être gratuites ou bien elles sont moins chères qu'une licence d'un OS propriétaire.
La philosophie des distros basées sur la communauté est différente. Elle pose peut-être juste la question « Est-il faisable de créer le meilleur OS parfaitement libre dans une initiative qui n'est pas basée sur le profit dans un monde qui lui, est basé dessus ? » Voyez et jugez!

Distros complètement libres/distros avec des éléments propriétaires
Certaines parties de la plupart des distributions GNU/linux ne sont pas open source, comme des pilotes des cartes graphiques ou de cartes wifi, principalement parce que les constructeurs ne veulent pas rendre leurs « specs » sous licence GPL et veulent garder leurs « secrets ». Ou ils donnent quelques specs mais on ne peut pas utiliser notre matériel à son maximum (par exemple parfois on ne peut pas utiliser les specs 3D de la carte graphique). Parfois ils « oublient » les OS de la famille Linux et ne fournissent pas de pilotes pour cette plate-forme!
On peut aussi évoquer les codecs permettant de lire certains formats vidéos, qui ne sont pas libres, comme les codecs utilisés par windows.
Des distros ont pour but d'être totalement en accord avec la GPL, comme GnewSense, Goubuntu ou Mandriva « free ». Ils n'utilisent en effet que des composants libres. Des pilotes libres existent mais ils ont un potentiel limité car les développeurs de ces pilotes n'ont généralement pas assez d'informations sur les specs. L'idée derrière cela et de forcer les constructeurs de cartes graphiques à libérer leurs pilotes.
J'aimerais bien utiliser ces distros mais pour le moment je ne peux malheureusement pas à cause de ma carte Wifi et de ma carte graphique. Je pense que la plupart des gens sont dans le même cas que moi. Nous voulons juste avoir d'abord un OS confortable avec la détection automatique du matériel plutôt qu'avoir un OS totalement sous GPL.

Les types d'ordinateurs
Certaines distros sont développées pour les ordinateurs de bureau et les portables (ubuntu, mandriva, PC-BSD, Fedora, Suse), d'autres pour serveurs (il semble que les BSD's sont plutôt bonnes pour cette tâche), d'autres pour les supercalculateurs. La portabilité du noyau linux permet de tirer parti du type de processeur. Puis les applications peuvent être différentes. Par exemple pour des distributions orientées serveurs on trouvera plus des pare-feus, des kits de développement web, parce que c'est orienté vers la sécurité sur internet. Les distros orientées desktop on trouvera plutôt dessuites bureautiques, un navigateur internet, peut-être des jeux (oui, des jeux existent sous GNU/Linux, et même des très bons! liste non exhaustive des jeux pour linux ici )
Il y a des distros pour les vieux ordis et pour ceux équipés des toutes dernières technologies. Il y a des distros appellées live-CD que l'on peut essayer sur un simple CD en redémarrant le PC, sans modifier les données du disque dur. Ainsi si l'on aime on peut les installer sur le disque dur. Et des distros pour lesquelles on a besoin de 2 DVDs pour les installer.

Public:
De plus en plus de distributions sont orientées vers les « néophytes » ou « newbies » (bien que je pense que tout le monde est newbie pour son voisin, d'une certaine manière...)., des « migrants » qui viennent du monde windows et qui ont appris quelques habitudes. De telles distros sont pensées pour être facile d'utilisation (pas besoin de la ligne de commande, environnement graphique ressemblant à celui de windows, une détection du matériel et une configuration internet faciles...) par exemple Mandriva, ubuntu, Suse...D'autres utilisateurs sont plus expérimentés. Ils n'ont pas peur de la ligne de commandes et veulent un OS stable, comme Debian ou Gentoo.Je ne veux pas dire par là que les utilisateurs expérimentés n'utilisent pas Ubuntu!
Pour les familles on a des distros orientées multimédia pour regarder des films et écouter de la musique. Pour les musiciens on a des distros avec un noyau temps-réel et plusieurs applications particulières pour le son, comme UbuntuStudio, 64 Studio ou Musix. On a des distros pour les « hardcore gamers », on a des distros sur lesquelles tout est configurable, on a des dirstros rapides avec tout ce dont les développeurs ont besoin, on a même des distros créées pour réparer windows et effacer les virus dessus!
La tendance est à la localisation des distributions: des distros sont développées particulièrement pour les habitants d'un pays, d'une région ou qui parlent la même langue. Tout le système est ainsi traduit dans cette langue.
Le cas le plus intéressant est Linux From Scratch. C'est un duo manuel/CD que l'on peut télécharger sur le web. Ensuite, si l'on si connaît au sujet de linux, on peux créer sa propre distro totalement adaptée à son matériel, à ses goûts et à ses besoins.

La date de publication:
Certaines distributions paraissent tous les 6 mois. C'est le cas d'ubuntu et de ses saveurs (Xubuntu, Kubuntu, Fluxbuntu, Edubuntu, UbuntuStudio...), mandriva ou bien fedora. OpenSuse sort environ tous les 8 mois. D'autres distros sortent tous les 12 mois, d'autres « sortent quand elles sont prêtes »; ou bien c'est assez rapide comme Linux Mint, ou bien c'est relativement long comme pour Debian. Jusqu'ici Mint sortait une nouvelle version dès que de toutes nouvelles applications aidant les utilisateurs étaient ajoutées. Au contraire Debian a pour but d'être aussi stable que possible. C'est pourquoi il est long d'attendre jusqu'à la version prochaine. Mais Debian a une branche de test aussi, qui est considérée déjà comme suffisamment stable pour le développement de distros basées sur Debian comme Ubuntu, GnewSense...
Un reproche adressé aux distros qui sortent une version toutes les 6 mois est le manque de stabilité et l'absence d'améliorations flagrantes. Je ne vais pas débattre de cela, mais je pense que ce n'est pas parce que l'on ne voit pas beaucoup d'améliorations dans l'environnement graphique de l'OS que les améliorations n'existent pas! C'est normal que 6 mois plus tard des améliorations visibles ne sont pas encore implémentées. Ici on a de nouveau le choix!

Maintenant nous allons voir quelques différences sur le fond des distributions:

le système de fichiers

le système de fichiers est une méthode pour stocker et organiser les fichiers de l'ordinateur et les données qu'ils contiennent pour faciliter la recherche et l'accès jusqu'à eux. En fait ça ne fait pas de réelles grandes différences pour l'utilisateur final. Le système de fichiers le plus couramment utilisé est ext3, mais il existe aussi Reiserfs (par exemple utilisé pour Slackware), JFS, XFS, et ZFS de Sun Microsystems (utilisé dans Solaris)

le système de paquetage
À la différence de windows où l'on doit trouver et mettre à jour les logiciels sur le web ou avec un CD d'installation, on installe et met à jour les logiciels sous GNU/Linux avec un gestionnaire de paquets. Une application peut être composée d'un seul paquetage (rarement) ou peut être reliée à plusieurs paquetages. Un tel système est meilleur car on peut trouver facilement et rapidement tous les paquetages spécialement compilés pour sa distribution au même endroit, on installe seulement ce dont on a besoin (par exemple j'installe seulement le paquet de localisation français de firefox car je n'ai pas besoin de celui en japonais ;) ) et on n'a pas besoin d'installer plusieurs fois des composants qui sont utilisés par d'autres logiciels (par exemple le paquet A est installé pour le logiciel B. Lorsque j'installe le logiciel C qui a aussi besoin du paquet A je ne suis pas obligé d'installer deux fois ce dernier). Ces aspects font que le système entier est cohérent.
Il existe de nombreux gestionnaires de paquets (synaptic pour Debian et Ubuntu, Yast pour Suse, Urpmi pour Mandriva, Yum pour Red Hat et Fedora...) qui usent différents formats de paquetage. Ces formats sont: .deb (Debian, Ubuntu...), .rpm (Red Hat, Fedora, Suse, Mandriva)...ça peut aussi être juste des archives compressées ou des sources à compiler soi-même (Slackware, Gentoo...)

L'environnement graphique
À l'inverse de windows et Mac OS, il y a une pléthore d'environnements graphiques sous GNU/Linux. Certains sont connus du fait de leur simplicités et leur rapidité (comme icewm, Fluxbox, XFCE), d'autres se veulent être aussi complets que possible (KDE), d'autres encore veulent être efficace (comme Gnome), d'autres se veulent futuristes (comme Enlightenment). Je ne veux pas les comparer entre eux ici: ça n'a pas de sens car ils ont tous leurs qualités et leurs défauts, ça dépend de la manière les développeurs des distros les intègrent et les personnalisent pour faire que leur distro soit cohérente avec l'environnement choisi, et ça dépend du goût de l'utilisateur final. Par exemple je n'aime pas Suse avec KDE, mais j'aime le KDE de mandriva. Je n'aime pas le Gnome de Mandriva mais j'aime celui d'ubuntu. Je n'aime pas le enlightenment de Geubuntu mais j'aime celui d'Elive...C'est juste une affaire de choix personnels.

Voilà donc la liste non exhaustive des points de différences entre les distributions. Il y a de nombreuses différences et similitudes entre elles. Elles ont toutes leur spécificités. Mais toutes appartiennent à la même famille. Certaines sont cousines, d'autres sont soeurs, d'autres sont parents et enfants. Ci dessous on peut voir une vue historique et les liens entre les distributions GNU/linux actuelles, comme un arbre généalogique (cliquer pour voir la photo en plus grand)

12 déc. 2007

Linux

Quels sont les liens entre Linux, Unix et GNU ?
Andrew Tanenbaum, un professeur d'informatique à la Vrije Universiteit d'Amsterdam, écrit en 1987 un clone d'UNIX minimal, MINIX, avec un code 100% libre de la propriété intellectuelle d'AT&T. Le code source de Minix était libre, mais les modifications ou redistributions étaient restreintes. Tanenbaum voulait enseigner à ses étudiants comment un système d'exploitation fonctionnait, il ne voulait pas complexifier Minix pour en faire un Unix. Minix n'était pas gratuit, mais il « baissait le prix du code source des « Unix-likes » afin que ce soit abordable pour les étudiants. » Mais pourquoi je vous parle de minix, si le titre de cet article est « linux » ?
Minix devint célèbre sur le web, sur les forums usenet, et un étudiant finlandais était particulièrement intéressé par ses possibilités: Linus Torvalds, de l'Université d'Helsinki.

Linus Torvalds

Torvalds voulait améliorer Minix, mais Tanenbaum refusa ses contributions et Linus décida de remplacer Minix. En 1991, il commença à travailler sur son propre kernel de système d'exploitation, qu'il appela « freax ». Minix influença Linus, mais Linus n'a pas du tout copié le code source de Minix.
Le 5 octobre 1991 est considéré comme la date de naissance de Linux. En effet, Linus envoya un email sur le forum usenet de minix, qui est maintenant devenu historique. Il présenta la version 0.02 du kernel (la version 0.01 était diffusée dans un cercle plus que confidentiel). Pourquoi Linux ? Parce que c'était le nom du répertoire où « freax » était hebergé sur les serveurs de l'université d'Helsinki. Linus voulait que chacun puisse travailler sur son kernel et l'améliorer. C'est pourquoi il lui mit rapidement la licence GPL plutôt que sa propre licence (à la version 0.12) qui ressemblait à la GPL mais qui interdisait de tirer profit de son kernel (ce que n'interdit pas la GPL). «Mettre le noyau linux sous GPL est la meilleure chose que j'ai jamais faite » déclara Linus. En effet, ainsi il put attirer des entreprises.
Linux devint de plus en plus célèbre sur le net et de nombreuses personnes participèrent au projet. On peut dire que Linux est un « enfant du web », parce que c'est par celui ci qu'il s'est diffusé et que leur développement est concomitant.
Pendant ce temps le projet GNU avait presque atteint son but: créer un système d'exploitation totalement libre, avec tous ses composants. Problème: le noyau, le coeur du système d'exploitation GNU, appelé HURD, n'était pas encore fini lorsque Linus publia son propre noyau.
Les développeurs du projet GNU et de Linux ont intégré ensemble les composants GNU au noyau Linux. C'est pourquoi on appelle le système d'exploitation entier « GNU/Linux ». Au début c'était une solution temporaire jusqu'à ce que HURD soit plus développé, mais avec le succès grandissant de Linux cette solution est encore utilisée aujourd'hui.
Linux a une mascotte officielle depuis 1996, un manchot appelé Tux.

Tux

Aujourd'hui le projet de Torvald, qui a été créé « juste pour le fun », est composé de plus de 290 Megaoctets de code source et est supporté par de nombreux acteurs majeurs du monde informatique: Novell, Red Hat, IBM, Sun, Oracle et même plus! Selon Wikipédia, « le succès de linux dans de nombreuses zones d'application est principalement dû à l'absence de coûts de licence et aux caractéristiques des logiciels libres concernant la stabilité, la sécurité, les possibilités d'extension et la maintenance »

Une étude de 2006 menée par l'Union Européenne estime que si le noyau linux était propriétaire, son coût de développement serait de plus de 880 millions d'Euros. Je ne trouve pas ce type d'études valable car linux est libre et basé sur la coopération, c'est à dire beaucoup de temps consacré et du « capital humain ». Pareils concepts ne peuvent pas être appréciés par une étude sur les simples « coûts solides ».

On peut aussi parler de la communauté derrière linux. Je pense que c'est intéressant parce que c'est la force principale de linux. De nos jours tous les systèmes d'exploitation sont relativement stables (je veux dire: windows XP et Vista, de par leur base NT, sont plus stables que windows 98, et de toute façon mac OS X est basé sur unix), et si linux n'a qu'une seule chose qui le distingue des autres, c'est sa communauté et le sentiment d'être libre qu'il procure. Par exemple, je n'ai jamais eu de problèmes de stabilité avec windows XP, ou bien des virus, ou des « écrans bleus de la Mort » (lorsque tout le système plante). Parfois je veux de nouveau installer « mon » windows (pour reprendre mes « mauvaises habitudes » ;) ); Mais je n'y arrive pas. En effet j'ai l'impression de ne pas pouvoir contrôler mon ordinateur. Autre exemple: la dernière fois j'étais à la FNAC au rayon des macintoshs, je voulais essayer le dernier né des Mac OS X, Leopard. Le design est super, ses possibilités aussi (ce n'est pas pertinent pour notre propos, vous pouvez trouver plein d'infos sur Leopard au gré du web...) mais je me suis senti enfermé. Je ne me suis pas senti libre. Avec mon système GNU/linux, je peux toujours savoir ce que je fais, bien que je ne sois pas un pro du PC. Je peux aussi modifier mon système entier, du noyau optimisé pour mon matos à l'interface graphique personnalisée à mes goûts. Et avec la pléthore de forums de la communauté linux, je peux trouver tout ce que je veux, je peux discuter, débattre, participer à des projets. La manière dont les projets sont développés est fabuleuse: tout le monde peut aider, et quand tu ne sais pas développer, tu peux aider à traduire une application dans ta langue si tu veux. Et si tu cherches la gloire, tu peux l'avoir si tu penses que plein d'utilisateurs vont utiliser le logiciel que tu as traduit! La classe non ? La communauté dessine une nouvelle forme de collaboration, basée non plus seulement sur la hiérarchie mais sur la coopération.
Linux représente 1% des systèmes d'exploitation, selon certaines sources. Mais je conteste ce chiffre. Linux est polyvalent : il peut être utilisé sur les ordinateurs de bureaux ou les Pcs portables, sur les serveurs, les robots, les supercalculateurs (sur 75 % de ceux de la liste des 500 meilleurs supercalculateurs) et même dans les caisses des supermarchés et dans les Ipod! Linux est portable: c'est l'un des systèmes d'exploitation les plus portés, pour de nombreux processeurs.

Ce que je viens d'écrire montre les atouts principaux de linux. Au fil des articles de ce blog, on va les explorer plus en détails.

En voici plus sur la naissance de Linux

http://fr.wikisource.org/wiki/Naissance_de_Linux

22 nov. 2007

Qu'est ce qu'Unix ?

Dans mon article précédent j'ai évoqué UNIX. Mais qu'est ce que Unix ?
Unix est un système d'exploitation créé en 1969 par un groupe d'ingénieurs d'AT&T au « Bell labs ». Unix est écrit en langage de programmation C (à partir de 1973), ce qui lui a permis d'être porté sur de nombreuses machines, et il a été distribué à grande échelle (selon le nombre d'ordinateurs de l'époque) dans les universités. C'est pourquoi il a été considéré comme étant un « système ouvert ».
Unix a été créé pour être portable, multi-tâches et multi-utilisateurs. On appelle ces concepts « la philosophie unix » (dois je rappeller que Microsoft créa un système d'exploitation multi-utilisateurs plus de 20 ans après, avec Windows NT ?)
Unix consistait en de nombreux programmes reliés entre eux par un kernel (cf. kern en allemand, signifie « noyau »). Le kernel gérait le démarrage et l'arrêt des services, le contrôle du système de fichiers, et surtout réglait l'accès au périphériques (hardware) pour éviter les conflits si deux programmes essayaient en même temps d'accéder à la même ressource ou au même matériel.
AT&T a rendu unix disponible, sous licence, auprès des firmes commerciales et des universités par exemple. La licence comportait tout le code source sans restrictions. En effet pour AT&T, il a été interdit à partir de 1956 de vendre autre chose que des équipements téléphoniques (à cause de son monopole) . En 1977, le système unix a été très amélioré par un groupe de chercheurs de l'Université de Californie, qui ont distribué leur versions sous le nom de BSD (Berkeley Software Distribution).
De nombreuses entreprises distribuèrent leur propre version d'unix. C'est pourquoi encore aujourd'hui on les appelle les « unix-likes »: HP distribua HP-UX à partir de 1985, Sun Microsystems Solaris à partir de 1981, et AT&T annonça en 1982 le support de son propre unix, « System III », puis « System V » en 1983. Même Microsoft avait acquis son unix, appelé « Xenix »!
Les nouveaux termes de licence d'AT&T n'étaient plus favorables à des usages universitaires, et les chercheurs de Berkely coninuèrent de développer la branche BSD seuls.
Le grand nombre de systèmes unix développés sur des bases différentes, bien qu'ayant la même origine et appartenant à la même famille de systèmes d'exploitation, eut pour conséquence qu'ils devinrentt rapidement presque incompatibles entre eux. C'est pourquoi un groupe d'utilisateurs décida en 1984 de créer une norme internationale, appelée POSIX, pour standardiser les interfaces. Les premières normes POSIX ont été publiées en 1988.
Peu après la production de System V version 4 au début des années quatre-vingt dix, AT&T a vendu tous ses droits sur unix à Novell, qui développa sa propre version appelée Unixware, pour se battre contre Windows NT, mais nous connaissons l'issue du combat: windows NT gagna.
Aujourd »hui, Solaris 10 de Sun Microsystem est le descendant de la branche system V. En 2005, Sun a ouvert le code source de Solaris 10 et créé une distribution open source sous le nom d' « OpenSolaris ». Par conséquent, une grande part de l'ancien code d'AT&T est désormais disponible librement.
La branche Berkely d'unix se développa de sa façon, sous la licence BSD. La licence BSD est très permissive et est parfois considérée comme ce qui s'approche le plus du « domaine publique »: elle permet aux entreprises, contrairement à la GPL, de distribuer des produits dérivées en tant que logiciels propriétaires sans montrer le code source et parfois la propriété intellectuelle aux concurrents.C'est pourquoi Windows, Mac OS X et GNU/linux ont des parts de code source BSD dans leur propre code source. Et c'est mieux ainsi, car ça créé de facto des points de convergeance entre trois systèmes d'exploitation très différents. Ainsi, le code réseau TCP/IP dans le kernel unix était un effort de développement de BSD. Des parties de ce code sont encore utilisées aujourd'hui, grâce à la licence BSD permissive. La « légende » dit que Microsoft sous estima au départ l'importance d'internet et il dût réagir rapidement. Il n'avait pas assez de temps pour construire son propre réseau TCP/IP propriétaire et dût implémenter le code réseau TCP/IP de BSD.
Le coeur de Mac OS X, « darwin », est en partie basé sur BSD. Ce qui rend Mac OS X le « system basé sur unix le plus couramment utilisé sur le marché des ordinateurs de bureau ».

En conclusion, on peut voir que le système d'exploitation unix, créé il y a presque 40 ans, n'est pas mort et peut être considéré comme le « père » de (presque) tous les systèmes d'exploitations d'aujourd'hui. Son développement n'est pas linéaire: ça a été l'histoire de croisements, de mélanges et de fusion de ses nombreuses branches, et aujourd'hui on ne parle plus d' « unix » au singulier, même de son pluriel « unixes ».

16 nov. 2007

Le projet GNU et la licence GPL

Nous sommes en 1984. Les ordinateurs personnels commencent à se démocratiser dans les foyers, et de grands acteurs du monde informatique, comme Apple, Dell ou Microsoft commencent à percer. Néanmoins Microsoft n'a pas le monopole qu'on lui connaît aujourd'hui et le système d'exploitation le plus courant est UNIX (j'en parlerai dans un prochain article).
Au laboratoire d'intelligence artificielle du Massachusetts Institute of Technology, (MIT) Richard Stallman, a l'idée de créer un système d'exploitation libre et complet, pour « ramener l'esprit de coopération qui prévalait dans la communauté informatique dans les jours anciens ».
Richard Stallman


En effet, au début de l'informatique, les programmes sur cassette magnétique s'échangeaient de mains en mains. Ils pouvaient être étudiés voire même améliorés par d'autres personnes que les créateurs des programmes, tout cela grâce au partage du code source. Le code source, c'est la recette -comme en cuisine- derrière le programme, écrite en langage de programmation humainement compréhensible, qui permet aux programmeurs de créer le programme. Mais pour que le programme puisse s'exécuter sur une machine, le code source doit être compilé par un interpréteur en langage binaire. Or, au fur et à mesure de l'histoire de l'informatique, le code source s'est fermé. Sur les cassettes, on trouvait uniquement les programmes en exécutables. Aucun moyen de corriger, de modifier, d'étudier et de copier le programme. Le programme devenait sous la propriété intellectuelle de son créateur
Richard Stallman veut diffuser le code source de ses programmes et crée le Projet GNU, un projet de système d'exploitation entièrement libre. GNU est un acronyme récursif (c'est à dire que l'acronyme se trouve dans une des lettres qui le compose) qui signifie « GNU is not Unix ». Unix était devenu en effet au fil du temps un système d'exploitation fermé (le code source n'est pas rendu public).
Pour promouvoir le projet GNU, Stallman crée aussi la Free Software Foundation (FSF), la fondation pour le logiciel libre. Pour régir les logiciels faisant partie du projet GNU, il crée en 1989 la licence GPL puis la LGPL (moins restrictive) et la GFDL (la licence GPL pour les manuels et la documentation). La licence GPL (« GNU General Public Licence », licence publique générale GNU), est surtout caractérisée par le « copyleft », le « gauche d'auteur », qui détourne le copyright par l'affirmation de quatre libertés:
1.la liberté d'exécuter le logiciel, pour n'importe quel usage
2.la liberté d'étudier le fonctionnement d'un programme et de l'adapter à ses besoins, ce qui passe par l'accès aux codes sources
3.la liberté de redistribuer des copies
4.la liberté d'améliorer le programme et de rendre publiques les modifications afin que l'ensemble de la communauté en bénéficie.
La GPL implique plusieurs choses:
Tout d'abord, elle ne veut pas dire que les logiciels libres, sous licence GPL, soient obligatoirement gratuits (ambiguité: en anglais, free signifie libre mais aussi gratuit). Les logiciels libres peuvent en effet être (re)vendus. Il n'y a pas de restriction commerciale. On dit souvent dans le monde GNU « free like a free speech, not like a free beer ». Il y a des logiciels libres payants. Mais il existe aussi des logiciels gratuits qui ne sont pas libres (les freewares), tout simplement car leur code source n'est pas public
Ensuite, elle implique qu'un logiciel sous licence GPL reste sous licence GPL quand il est redistribué, en gardant son code source public. Cette clause du « contrat » garantit qu'un logiciel sous licence GPL n'est pas du domaine public (où la redistribution pourrait s'accompagner d'un verrouillage du code source)
On voit donc que la GPL donne des droits et des garanties, mais aussi des devoirs. De plus, la GPL est sous copyright détenu par la FSF, elle ne peut donc pas être modifiée sans permission.
Le projet GNU et sa GPL a une force éthique et philosophique et prône des valeurs telles que le partage de la connaissance et de la collaboration avec l'idée que la connaissance permet de renforcer nos libertés pour ne pas sombrer dans l'obscurantisme.

La mascotte du projet GNU, un Gnou


Sites :
Un article de Stallman sur sa démarche (en français)


La licence GPL version 3 (en français)


Bonus: Qui n'utilise pas wikipédia ? Wikipédia est sous licence FGDL, la licence GPL pour la documentation, et est l'une des plus grande représentante du partage de la connaissance

11 nov. 2007

ma présentation

Je m'appelle Benjamin, j'ai 20 ans. Je suis étudiant en troisième année à Science Po (Institut d'Etudes Politiques) de Lille dans le Nord de la France, en filière franco-allemande. J'étudie donc un an sur deux en Allemagne, à l'Université de Münster, les sciences politiques, l'économie et les sciences des communications.
J'aime pas mal de trucs; la musique, le cinéma, les sorties
Je suis particulièrement passionné de Bande Dessinée. J'en écris et dessine moi même. Elles paraissent parfois dans les journaux et magazines locaux.
Je m'intéresse aussi beaucoup à l'informatique, même si je ne sais ni programmer ni développer.
Avec mes frères on a eu notre premier PC en 1991, j'avais 4 ans et je me souviens très bien des jeux de l'époque (comme Prince of Persia, Wolfestein 3D, et les jeux LucasArts comme Monkey Island) et de la ligne de commande MS-DOS. C'est peut-être ça qui m'a donné goût à l'informatique et aux nouvelles technologies. J'ai plongé dans les logiciels libres en 2003. A l'époque, mon frère aîné bossait sous GNU/ Linux et la distribution Fedora Core 2, et quand j'étais sur son ordi, j'admirais l'interface graphique gnome. Pour moi qui avais connu d'abord aucune interface graphique, puis celles de windows 3.0, 95, 98 et XP, on pouvait dire que ça changeait.
Puis j'ai peu à peu plongé dans la philosophie du projet GNU, avec les quatres libertés fondamentales de la licence publique générale GPL, et grâce à mon frère, j'ai installé fedora core 3 sur le PC familial en dual boot avec Windows XP. Mais à vrai dire je ne m'en servais jamais car je n'arrivais pas à avoir accès à internet avec fedora...
J'ai ensuite installé OpenSuse 10.1 sur mon ordinateur portable, en dual boot avec windows XP,mais là non plus, je ne m'en servais pas. Un moment, je me suis dit qu'il fallait que je récupère l'espace disque occupé par OpenSuse. Je l'ai donc supprimé, mais quand j'ai redémarré, je n'arrivais à accéder à windows XP. Le chargeur d'amorcage GRUB avait une erreur. Je me suis dit que l'installation d'une autre distribution GNU/linux allait réparer cette erreur. J'ai donc traîné sur des forums sur Linux et essayé Ubuntu 6.06. J'étais stupéfait. Mais malgré tout, aucun moyen d'aller sur internet, à cause de ma carte WIFI qui n'était pas reconnu. Malgré tout, j'essayais de faire tout ce qui nécessitait pas internet avec Ubuntu. Plusieurs mois plus tard, j'ai enfin trouvé l'astuce pour faire fonctionner internet sur Ubuntu, et puis j'ai peu à peu délaissé windows, naturellement. Enfin, un jour, en installant une distribution GNU/linux, je lui ai laissé occuper tout l'espace disque. Bye bye windows. Je ne le regrette pas.
Dans le cadre de mes études, je dois rédiger un mémoire de recherche. Lisant tous les jours l'actualité de linux et de l'informatique, je suis tombé sur de nombreux articles qui concernait l'Union Européenne. Je me suis alors mis en tête que le thème de mon mémoire de recherche sera les relations entre l'Union Européenne et les logiciels libres. J'évoquerai tout ça plus en détails plus tard. Pour mes études, je dois aussi faire un stage de 6 semaines dans un "cadre européen". C'est un terme assez vague, qui peut porter sur beaucoup de domaines, à partir du moment où les responsables de ma filières acceptent le stage.
J'aimerais faire mon stage en rapport avec les logiciels libres, par exemple dans une entreprise ou avec des universitaires qui se penchent là dessus.
Ce blog s'inscrit dans ce cadre. J'ai souvent eu envie de faire un blog au sujet de mon expérience avec Linux et les logiciels libres, mais ce genre de blogs fleurit sur la toile. La plupart des blogs avaint l'air mieux que celui que j'avais envie de créer car gérés par des gens qui s'y connaissent plus dans les langages web. Mais tenir un blog ne sera que plus bénéfique dans ma démarche. De plus j'essaierai de faire parler mes lecteurs et de prendre le point de vue d'un néophyte -ce que nous sommes tous, en fait, plus ou moins.
Ainsi j'espère en convaincre/persuader certains de passer le cap vers le mouvement libre.
Vous avez remarqué qu'il y avait la version anglaise de ce blog. L'anglais est ma deuxième langue vivante. Je maîtrise beaucoup mieux l'allemand, mais une version anglaise de ce blog fait plus "internationale". Et pour moi c'est plus intéressant, ça me permet d'améliorer mon anglais. Néanmoins, des fautes subsistent. Si vous avez une bonne âme (ça doit être le cas si vous passez sur ce blog et si vous comptez faire le plongeon vers les logiciels libres :) ) et si vous vous sentez balèze en anglais, n'hésitez pas à passer sur l'autre blog pour m'aider à corriger les fautes. Je vous en serais très reconnaissant!

10 nov. 2007

Présentation de ce blog

Bonjour à toutes et à tous

Ce blog a pour objectif ambitieux de faire découvrir des logiciels libres et open source tels que le système d'exploitation GNU/ Linux, le navigateur Mozilla Firefox, l'outil de conception graphique The Gimp.
Ainsi, peut-être qu'il permettra à certains lecteurs de franchir le pas et d'adopter des logiciels libres.
Beaucoup de blogs existent en la matière: des gens qui testent de nouvelles distributions, qui les comparent entre elles, qui racontent leurs (més)aventures avec le monde libre...Et ils le font très bien!
En réalité le tître de ce blog est un peu mensonger: je ne vais pas faire un énième blog de ce genre. Je vais essayer d'évoquer les avantages et les inconvénients des logiciels libres (ce qui est un peu difficile car comme j'en utlise tous les jours mon coeur a tendance à penser d'un côté), mais surtout je veux essayer de vous donner mes opinions et vous informer sur ce qui se passe dans ce monde là. Ça va rentrer dans le cadre de mon mémoire de recherche que je dois rendre l'an prochain, qui aurait pour thème : "les aspects politiques, économiques et légaux des relations entre les logiciels libres et l'Union Européenne".
Merci d'apporter vos idées pour l'amélioration de ce site. Toutes questions ou remarques sont les bienvenues.

à bientôt